L’affectivité, en secteur non-marchand, n’est pas toujours compatible  avec la stricte application du droit du travail. Ceci n’est pas, de ma part, une critique.

 

De génération en génération, l’affectivité a primé dans le monde associatif.  Ce fut un plus pour les salariés ( j’insiste  sur ce point ) /Rares conflits collectifs. Plutôt des déchirures individuelles (  » après tout ce que j’ai fait pour la structure… ») .

Les choses changent. Est-ce un bien? Est-ce un  mail ? Des bénévoles moins nombreux  . Des salariés plus diplômés .   Plus désireux de séparer leur vie personnelle de celle de l’association ( et ce ,  malgré un réel dévouement, mais c’est un pont de vue perso. ) . Une distinction ente les heures de travail et celles de bénévolat .

L’affectivité garde , cependant, une place essentielle, ce  dont le secteur marchand laisse frustrés depuis  les années 1990 .  Elle est recherchée et appréciée par les salariés , peut-être pas tout de même  pendant toute   une vie, et n’empêche pas les murmures et les conversations autour du distributeur de café .

Là où l’affectivité l’emporte malgré tout,  la stricte demande d’application de la législation, par les salariés,l’emporte  au profit d’une relationplus directe avec l’employeur.

Le monde associatif est-il la survivance d’un monde paternaliste? Est-il un milieu qui échappe à la glaciation ?

 

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